« Tu ne t’es pas ennuyée ? »

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Courant juin 2026, j’ai retrouvé mon activité de salariée, après plus de 8 mois d’arrêt de travail.

J’ai appréhendé ce retour, car mon arrêt était en partie lié à mon poste. Mais j’avais hâte de retrouver mes collègues. J’imaginais que cette situation allait engendrer des questions sur ces mois d’absence.

Alors pour calmer et contrôler mon appréhension, j’ai écrit pour poser mes idées et pour savoir quoi répondre à mes collègues.

Au final, 3 mois après ma reprise, je peux vous dire que je n’ai pas eu tant de questions que ça… Malgré tout, je trouve chouette de partager tout ce que j’ai fait !

Non, je ne me suis pas ennuyée

J’aime faire. Toutes sortes de choses, alors non, l’ennui ce n’est pas pour moi. J’ai toujours trouvé de quoi m’occuper, selon l’espace mental disponible.

Les jeux vidéos

On ne va pas se mentir, les jeux vidéos ont occupés une belle part de mon temps.

Pour jouer, j’ai beaucoup tendance à « poser mon cerveau » et me laisser guider par le jeu. Mais j’ai aussi varié les types de jeux en fonction de mes envies et mon humeur.

Les mosaïques

J’ai découvert par hasard une licence de jeu « Mosaic », c’est une sorte de démineur,dans lequel il faut déterminer les cases de couleur blanches et celles de couleur noires.

C’est tout simple et terriblement satisfaisant. J’ai « poncé » 4 jeux complets de la licence de Mark Ffrench. Cela m’a occupé plus de 120 heures… Mais j’ai eu tendance à plutôt faire des petites sessions, 20 min, ou 1 heure en écoutant quelque chose à côté. Il m’en reste encore sous le coude, puisque j’ai deux de ces autres jeux qui m’attendent.

Picross

Un autre jeu de logique que j’aime beaucoup. Je ne peux pas donner le temps passé dessus, car j’y ai joué sur l’Analogue Pocket de mon mari, à « Mario Picross » sorti en 1995.

Pareil, des petites sessions de 15 ou 30 minutes, le kiff de voir se dévoiler une image en pixel bicolores.

Balatro

J’aime collectionner les succès, alors j’ai refait quelques parties de Balatro en fin d’année. Ce rogue-lite, jeu de poker, où on peut modifier son deck et ses modificateurs de points est une pépite !

J’adore son graphisme en pixel, et la dopamine qu’il procure lors du calcul des points…

Escape simulator 2

Avec une amie, on s’est plongées dans la résolution d’énigmes avec Escape simulator 2. C’était très chouette.

Minecraft x Cobblemon

La première fois que j’ai joué à Minecraft, c’était en 2009 ou 2010, sur un ordinateur de l’IUT. Je testais la démo et suite à ça, j’y suis souvent revenue.

Minecraft est le jeu bac à sable par excellence où tout est possible. Explorer un monde infini, construire… Je me fais absorber.

J’ai plusieurs mondes qui ont représenté des centaines d’heures, seule ou entre amis, avec des constructions, ou des projets de constructions beaucoup trop grands, mais quel plaisir !

Je pense que j’ai passé plus de temps sur Minecraft que sur n’importe quel autre jeu.

Alors quand Étoiles à lancé son serveur PokéRayou, j’ai été captivée par les streams, et j’ai lancé ma partie solo avec les mods Cobblemon !

Je n’y ai pas passé tant de temps que ça, mais j’ai vraiment aimé redécouvrir Pokémon à travers Minecraft.

Glyphica: Typing survival

Encore un jeu où je me suis retrouvée embarquée, mais là avec une impression de faire quelque chose de « pas si inutile ».

Comme son nom l’indique, Glyphica est un jeu de dactylographie où il faut écrire des mots au clavier.

Je connais mon clavier par coeur, à l’adolescence, sur l’ordinateur familial, ma mère m’a donné ses astuces de secrétaire pour apprendre le clavier. Et depuis, toujours, j’écris sans regarder le clavier, à toute allure, en me laissant porter par mes pensées.

Donc, Glyphica, ça m’a permis de pratiquer le clavier encore et encore. Car dans le jeu, on tue les ennemis en écrivant leur « mot ». Un ennemi est représenté par un mot et une forme. Alors plus on écrit vite, plus on tue d’ennemis et plus on peut améliorer ses armes, etc.

Une réelle addiction ! J’y ai joué jusqu’à en avoir mal aux mains… Plus de 40 heures passées, majoritairement en février.

Pokémon Pokopia

Le jeu que je n’attendais pas, et qui m’a happé…

Le 5 mars, je découvres Pokopia via les streams de différentes personnes. L’envie me titille, mais je relance Animal Crossing: New horizon (LE jeu du confinement de 2020), histoire d’avoir un environnement similaire, sans prise de tête.

Mais j’ai trop envie de céder à mon caprice, et j’achète, le 10 mars 2026, la switch 2 avec Pokémon Pokopia…

Et, je passe toutes mes journées dessus !

C’est le jeu où j’ai englouti le plus d’heures sur mon arrêt de travail… J’y ai passé plus de 300 heures sur les mois de mars et avril. Une fois l’histoire finie, même si j’aime bien avoir tous les succès, j’ai eu du mal à continuer.

La création

Depuis plusieurs années, j’ai identifié très clairement que créer des choses me fait du bien. Alors, ce temps pour moi a été en partie consacré à la création.

Aquarelle

En mai 2025, j’ai acquis un carnet en feuilles de coton d’un blanc immaculé. C’est une marque que j’avais déjà vu plusieurs fois, Lamali Paris. En tant que marque, Lamali n’est pas présente sur les réseaux sociaux, ou du moins, que par ses clients. Ils produisent des papiers et des carnets artisanaux.

J’ai eu envie de faire comme Lizi Phoenix et de faire des pages d’aquarelle monochromes avec des motifs différents.

Cela a été une activité apaisante, principalement pratiquée en soirée. Au final, mon carnet de X pages m’a suivi pendant un peu plus d’un an car je l’ai terminé il y a quelques jours !

Couture

En juillet 2025, pour mes 35 ans, je me suis offert une machine à coudre semi industrielle : la Juki 2200 QVP. Découverte et testée chez ma copine Domitille, cette piqueuse m’a fait plonger dans le plaisir de la couture.

Surtout que depuis 2012, j’utilise la machine de ma Maman une Toyota des années 2000 ! Une belle mamie qui fonctionne bien, mais à qui j’en ai fait voir de toutes les couleurs… Elle a cousu du similicuir, des jeans, deux patchworks… Bref, elle est encore fonctionnelle et me permet de faire des points spéciaux. Car la Juki ne fait que du point droit, mais elle le fait particulièrement bien !

J’ai donc pu terminer le matelassage de mon patchwork « Jungle ».

Et j’ai lancé d’autres projets en couture.

Un mini patchwork « manique Halloween ».

Une veste sans manche pour Domitille.

Des réparation diverses.

Plein d’articles couture à venir…

L’écriture manuscrite

J’ai écrit. Beaucoup.

Pour moi, l’écriture est un moyen de m’exprimer facilement et de manière directe.

L’écriture manuscrite me permet de me vider la tête, de mettre mes idées au clair, de les organiser.

Même au travail, j’ai toujours un carnet en plus de mon ordinateur, car le support physique m’est indispensable.

Carnets

J’en avais déjà parlé sur Instagram, en 2023, il y avait 8 carnets, aujourd’hui j’écris dans le 14ième.

Que dire de plus, l’écriture dans ces carnets est intime, j’y exprime mes doutes, mes joies, mes certitudes. J’y pose des théories, des analyses plus ou moins poussées, et surtout mes ressentis.

Carnet d’idées x Bullet Journal

Fin octobre 2025, j’ai participé à l’atelier de Nathalie Sejean, « Carnet d’idées » et quelques semaines après, j’ai reçu son livre sur cette Méthode.

C’était très enrichissant, et ça m’a permis de donner une autre perspective à mon Bullet Journal. Car là aussi, depuis plusieurs années, j’utilise un autre carnet qui suivait le « Bullet Journal » traditionnel, que j’ai adapté au fil des années pour avoir mon carnet « à tout faire ».

C’est mon agenda, ma « todo list », et maintenant mon carnet d’idées.

Agenda

En 2021, j’ai commencé un rituel dans un agenda quotidien, une page par jour. C’était un format A6, et clairement, j’ai commencé ce rituel pour l’objet que j’avais trouvé superbe.

J’ai continué en 2022, en 2023 et fin 2024, j’avais beaucoup plus de mal à écrire quotidiennement. Je ne me suis pas forcée et j’ai arrêté sur 2025.

Pour 2026, là aussi je suis tombée sur un bel agenda dans lequel je raconte mes journées en condensé.

L’écriture sur ordinateur

Auto-biographie

Je trouve cela pompeux, de dire « j’écris mon autobiographie ». Et pourtant, c’est littéralement ce que je fais.

J’ai cette envie depuis plusieurs années, de raconter mon histoire, les étapes de vie par lesquelles je suis passée.

J’ai commencé en 2017, avec un document d’une vingtaine de pages.

En novembre, j’ai repris de zéro, et j’ai écrit 25 pages, 9000 mots.

Je pense avoir produit cela majoritairement en décembre 2025. Car après, j’ai progressivement arrêté, car cela me faisait plus de mal que de bien.

L’autobiographie, pour moi, implique forcément une introspection profonde. Et avec tout le travail sur moi mené en parallèle, je pense que c’était trop.

Fiction

En mars, avec l’impulsion donnée par une vidéo Youtube de « projet sur 30 jours », je me suis lancée dans l’écriture d’une fiction avec un défi personnel d’écrire au minimum 30 min sur ce projet pendant 30 jours de suite.

L’idée de ce roman est dans ma tête depuis plusieurs années, mais l’écrire est très complexe.

J’ai « tenu » mon défi sur 11 jours, avec un total de 13 pages, 6383 mots.

Après quelques mois, je l’ai fait lire à une amie qui m’a donné quelques retours. Je n’ai pas pris le temps de les traiter, mais ce projet me tient à cœur.

Le travail sur moi

Clairement, cet arrêt de travail de longue durée, il m’a permis d’avancer et de travailler sur moi.

Toutes les activités précédentes étaient mes supports pour traverser toutes mes émotions.

Psychologue du travail et thérapie EMDR

Ma psychiatre m’a redirigée vers une psychologue du travail en juin 2025. J’ai dû attendre novembre pour ma première séance, mais c’était le bon choix.

La psychologue du travail, que je consulte, a une approche transversale. Oui le sujet principal est le travail, mais ce qui se passe au travail, où mes ressentis sont quelques fois disproportionnés ont une autre source.

Alors, on va voir et traiter cette source avec l’EMDR.

C’est tellement intéressant, mais aussi éprouvant.

Je suis souvent vidée une fois sortie de ces RDVs. Et mine de rien, le travail psychique continue toujours après la séance.

Kinésithérapeute

Mon état psychique influe forcément sur mon physique.

Et certaines tensions sont difficiles à gérer. Alors je consulte un kinésithérapeute. Ces séances sont aussi assez globales plutôt que concentrée sur une seule région du corps.

Et même si ce n’est pas toujours facile, je sais que ça me fait du bien.

Voilà !

Écrire cet article et poser mes idées m’a fait beaucoup de bien. Et même si lors de ma reprise, ce n’a pas été très utile pour répondre à mes collègues, ça me fait plaisir d’avoir ce « compte rendu » pour moi-même.

Si en plus je vous ai inspiré en le partageant ici, j’estime que j’ai gagné !

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