Catégorie : Spontané

  • Écrire pour…

    Écrire pour…

    … partager. J’ai envie de partager, mes émotions, mes réflexions, mes envies, alors pourquoi ne pas les écrire ? Je pense que c’est mon moyen préféré d’exprimer tout cela.

    Alors je décide de reprendre ce blog, cette page internet qui n’appartient qu’à moi.

    Depuis la fermeture de Pelote et Bergamote, j’ai volontairement limité mon accès à Instagram. Pourquoi ai-je pris cette décision ? Un article dédié au sujet est nécessaire, donc j’en reparlerai !

    Je suis vraiment contente de réussir à me passer de ce « réseau social », car il avait un impact négatif non négligeable sur ma santé mentale.

    Néanmoins, quelque chose me manque : j’ai envie de partager ce qui me traverse.

    Alors, je reprends ce blog.

    J’ai très envie de changement, alors je me renseigne d’un point de vue technique sur comment le faire évoluer. Sauf que ces réflexions sont longues et pourtant, j’ai déjà envie d’écrire et de partager mon quotidien.

    Alors ce matin, je dépose ici mes réflexions.

    Je ne sais pas si il y a des profils techniques qui seront susceptibles de passer par ici, mais je recherche une solution plus légère que WordPress pour cet espace.

    J’ai découvert le framework Hugo, il à l’air de bien répondre à mes attentes et il pourrait même me permettre de m’amuser un peu techniquement. Il faudrait donc que je prenne du temps pour tester cela.

    Sauf que mon temps, j’aime bien le passer à la création, en ce moment, j’ai laissé le tricot de côté et je couds beaucoup ! J’ai bientôt fini une couverture en patchwork pour moi, c’est un superbe projet, j’ai hâte d’en voir le bout !

    Bref, vous pouvez vous attendre à voir quelques articles arriver sur ce site, j’ai déjà plusieurs idées… Bilan 2023, un retour sur mon expérience de gérante d’entreprise, mes projets créatifs…

    J’ai vraiment envie de partager tout cela ! Alors puisque j’ai du temps libre, j’en profite !

    J’espère à bientôt 😉

    Célia

  • Comme si l’univers voulait m’envoyer un message…

    Comme si l’univers voulait m’envoyer un message…

    Ces derniers mois sont houleux, des questionnements, des certitudes qui se transforment en incertitudes. La thérapie qui avance, à son rythme, séance après séance.

    La décision, celle qui semble me soulager, mais celle que je regrette d’avance de prendre. Arrêter mon activité, fermer ma boutique. Alors que j’ai fait le plus difficile. J’ai tenu 3 ans, mon commerce a survécu à une pandémie mondiale, alors il devrait pouvoir survivre à une inflation.

    Mais derrière il y a l’être humain, mais derrière il y a moi, Célia.

    Cette période houleuse, bientôt 3 ans derrière mon comptoir, m’a mise à rude épreuve. Affronter des changements qui ne sont pas de mon fait, s’adapter face à des demandes que je n’avais pas anticipé, perdre le goût de tricoter, sombrer.

    La dépression, un terme qu’on utilise à tout va, mais quand quelqu’un le prononce, je ne peux m’empêcher de me demander « est-ce juste un abus de language ? ou mentionne-iel la maladie ? ».

    Dans mon cas, ma psychiatre a été celle qui a posé le diagnostic, c’est elle aussi qui me suit et qui m’accompagne dans la médication de cette maladie.

    En parallèle, ma psychologue m’a aidé à établir des connections, à comprendre mon fonctionnement et celui qui a été induit par des traumatismes.

    Et depuis quelques semaines, une nouvelle thérapeute, une nouvelle pratique, qui petit à petit remet à leurs places des choses.(*)

    Alors, je vois des évolutions, je vois des changements, je change de perspective, je me dis que oui, je peux continuer mon investissement pour ma boutique. Je vois un futur où il n’y avait qu’un brouillard il y a quelques mois.

    Et hier, c’est comme si l’univers voulait m’envoyer un message, tout était difficile et dans l’après-midi, un nouvel élément, un déclencheur. Une agression au sein même de mon commerce. Non pas physique, surtout gestuelle et morale. 

    Évidemment ce n’était pas grand chose, mais ça a ébranlé le peu de confiance que j’avais réussi à récupérer ces dernières semaines.

    Suite à ça, toujours dans l’après-midi, j’ai été confrontée à un problème qui pour être résolu nécessite de l’argent, de l’argent que je n’ai pas. Cet argent que je n’ai pas, c’est parce qu’il a été investi ici, dans ma boutique. Et mes économies fondent pour subvenir aux besoins du quotidien.

    Alors, j’ai ressenti ce message, « regarde Célia, ce serait plus facile et plus confortable d’arrêter ». D’arrêter cette exposition « publique » qui me rend vulnérable, d’arrêter de travailler pour du vent.

    Oui, mon travail sert des personnes, mais au final, il m’enrichit peu.

    Je ne peux pas me nourrir de remerciements et de sourires.

    Oui, il m’enrichi d’expériences, d’échanges…

    Mais il me prends beaucoup d’énergie, réveille des traumatismes qui étaient en sommeil et ne m’a pas rapporté un euro depuis presque 3 ans.

    Je suis quelqu’un de prudente, je préfère ne pas mettre ma société en péril pour mon bonheur personnel, alors oui, j’attends d’être sûre que je peux me rémunérer pour le faire.

    Et nous retombons dans cette boucle infernale, quel choix faire ?

    À quoi je souhaite renoncer ?

    Bref, des interrogations beaucoup trop violentes juste avant une période de l’année où tout est supposé être léger et joyeux.

    Un autre décalage entre moi et le monde.

    PS : Oui, je débarque comme ça, sur mon blog, sans crier gare, parce que j’ai besoin d’écrire et d’être lue. Je n’attends pas de réponses.

    PPS : Cette photo date d’il y a plus d’un mois et il paraît que l’avoir prise est positif et précieux. Ce n’est pas facile de me persuader que c’est vrai, mais aujourd’hui, elle a sa place avec cet article.

    (*) Je suis une thérapie EMDR, je ne souhaite pas développer le sujet ici, mais vous pouvez trouver des ressources ici : Association EMDR France

  • Un goût d’insouciance et de légereté

    Un goût d’insouciance et de légereté

    120 grammes de graines de maïs, un fond d’huile dans la casserole, un couvercle et attendre les premiers « poc ». Retourner en enfance, quelques minutes, le temps d’un goûter avec des pop-corns.

    C’est fou comme de petites choses peuvent nous transporter à toute allure. Les pop-corns avec Maman fait au micro-ondes, dans la cocotte en verre qu’on utilisait que pour ça. Les pop-corns du cinéma, vendus bien trop chers, que l’on n’achète jamais.

    Et puis observer, ces grains de maïs qui, sous l’effet de la chaleur, se sont transformés. Implosion. Une implosion qui apporte du volume, qui fait vibrer. La casserole qui se rempli à toute vitesse et les nouveaux venus qui font bouger l’ensemble.

    Un mouvement, la danse des maïs soufflés.

    Et puis en prendre un, encore chaud, le sentir croustiller sous la dent. Un goût neutre, une matière sèche mais un peu moelleuse. Une seule chose manque : le sucre.

    Transvaser, saupoudrer, mélanger.

    Et être transportée, manger avec les doigts, avoir le sucre qui colle. Comme un goût d’enfance, ce monde où l’insouciance était de mise. Cette période où tout paraissait plus simple.

    Je ne m’attendais pas à ce que ce simple goûter se transforme ainsi, en formant une parenthèse au présent.