Un goût d’insouciance et de légereté

120 grammes de graines de maïs, un fond d’huile dans la casserole, un couvercle et attendre les premiers « poc ». Retourner en enfance, quelques minutes, le temps d’un goûter avec des pop-corns.

C’est fou comme de petites choses peuvent nous transporter à toute allure. Les pop-corns avec Maman fait au micro-ondes, dans la cocotte en verre qu’on utilisait que pour ça. Les pop-corns du cinéma, vendus bien trop chers, que l’on n’achète jamais.

Et puis observer, ces grains de maïs qui, sous l’effet de la chaleur, se sont transformés. Implosion. Une implosion qui apporte du volume, qui fait vibrer. La casserole qui se rempli à toute vitesse et les nouveaux venus qui font bouger l’ensemble.

Un mouvement, la danse des maïs soufflés.

Et puis en prendre un, encore chaud, le sentir croustiller sous la dent. Un goût neutre, une matière sèche mais un peu moelleuse. Une seule chose manque : le sucre.

Transvaser, saupoudrer, mélanger.

Et être transportée, manger avec les doigts, avoir le sucre qui colle. Comme un goût d’enfance, ce monde où l’insouciance était de mise. Cette période où tout paraissait plus simple.

Je ne m’attendais pas à ce que ce simple goûter se transforme ainsi, en formant une parenthèse au présent.

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