Catégorie : Coudre

  • Ruby, ma veste sans manches, fluorescente

    Ruby, ma veste sans manches, fluorescente

    Il y a de la poussière ici…

    Mon blog est clairement à l’abandon, mais j’ai toujours envie de le garder et même de l’enrichir : en faire un « digital garden »1.

    J’ai d’ailleurs un peu réorganisé la page d’accueil pour donner cette dynamique, mais il y a encore beaucoup de choses à faire.

    Je traine des pieds car je me sens saoulée par WordPress, mais au final, ça fonctionne… Alors je continue avec cette solution technique, même si je fais souvent des recherches sur d’autres solutions, sans vraiment aller au bout.

    Mais c’est un autre sujet et aujourd’hui, je veux parler couture ! Alors c’est parti…

    Les tissus

    Tout commence avec cette sélection.

    Lors du salon Pour l’amour du fil de 2026, j’ai acheté le tissu du bas, un mélange acrylique-yack du Tibet. Avec ses accents fluos, il m’a tapé dans l’oeil.

    Une fois à la maison, j’ai trouvé d’autres tissus total fluos, ou avec des touches de fluos.

    Les vichys sont de tissus Myrtille du centre-ville de Nantes et les 3 coupons Petit Pan de la mercerie de Nort-sur-Erdre, les Dames de Pique.

    Je les ai ensuite complété avec quelques unis, lin bleu gris (ramené du Japon en 2019 !), lin corail, et quelques coupons de Liberty dans les tons verts et bleus.

    Tissus complémentaires, Liberty et lin unis.

    Le modèle

    Durant l’automne-hiver 2025-2026, j’ai réalisé une veste sans manche pour ma copine Domitille <3 (bientôt ce projet aura son propre article).

    Je voulais m’en faire une pour moi aussi, en patchwork, évidemment2. Alors avec ma sélection de tissus, le projet se dessinait clairement !

    Mais avant ça, il fallait bien terminer la Banane Cocotte (bientôt ce projet aura aussi son propre article) !

    J’ai donc suivi le même modèle que pour la veste de Domitille, Ruby de Sydney Graham.

    J’ai choisi ce modèle car j’étais tombée sur la sublime version de Madison Moore.

    Le process

    Pour ce qui était du patchwork en lui-même, j’avais très envie de faire quelque chose d’irrégulier. Là dessus, le travail d’Alice, à pleines mains, m’a inspiré. Elle a réalisé, il y a quelques temps déjà, un quilt de restes (c’est le lien pour ses stories épinglées en lien avec ce projet) en utilisant la méthode « Magic numbers » de Pola Quilting3. Le principe est d’utiliser des pièces – carrées ou rectangulaires – qui fonctionnent par multiple.

    Je suis partie sur un multiple de 5cm (taille finale) et voici mon schéma, pour avoir une idée du nombre de pièces à couper.

    Notes et schéma pour la veste.

    Finalement j’en ai coupé un peu moins, et j’ai aussi réduit le nombre de carrés de 5×5 car ils étaient quand même petits… Et autant se faciliter la vie ! Je suis aussi revenue sur mon idée de 4 très grandes bandes, et j’en ai fait moins.

    Avec mes morceaux de tissus, j’ai commencé à les disposer à plat pour faire un mélange de couleurs harmonieux.

    Rectangles et carrés de tissus disposés pour former la veste.

    Une fois la composition validée avec moi-même, j’ai commencé la couture. Former les blocs, puis les rattacher entre eux. Une partie sans prise de tête, que j’apprécie beaucoup dans le patchwork.

    Le « top » (terme utilisé en anglais pour désigner… le patchwork) était assemblé en quelques heures, j’ai carburé !

    Avant de passer à la suite, direction Ecolaines à côté de Rennes4 !

    Car il me manquait le tissu de la doublure. J’aurais pu trouver quelque chose dans mon stock, mais j’avais envie de faire honneur à la composition, alors… Je me suis fait plaisir et on a sélectionné, avec mon mari, ce Liberty floral, dessiné en orange sur fond blanc. Il est parfait !

    Liberty utilisé pour la doublure de la veste.

    J’ai aussi choisi un biais bleu-gris, afin d’apaiser un peu le fluo.

    La poche

    Un des avantages à faire ses vêtements soi-même, c’est qu’on peut les personnaliser à souhait. Alors, avoir une veste sans poche, ça me paraissait dommage… Surtout que quand je suis à la maison, je me balade souvent avec mes affaires d’une pièces à l’autre… Verre d’eau, carnet, écouteurs, téléphone et j’en passe. Alors avoir une poche, ça me semblait bien pratique !

    Et pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer s’amuser : j’ai réalisé ma première poche passepoilée !

    Première poche passepoilée.

    J’ai suivi ce tutoriel photo qui était vraiment top ! Car je couds souvent avec une vidéo de divertissement (pour cette veste, c’était Drag Race saison 4 ❤). Alors les tutoriels vidéos, ce n’est pas top…

    Moi, vieux jeu ?

    Bref, vous avez vu ci-dessus ma poche de test, et juste après ma « vraie » poche ! J’en suis très contente, même si je vois bien que j’ai quelques petits plis.

    Poche intérieure de la veste.

    Le matelassage

    Faire une poche dans un vêtement matelassé, c’est osé ! Surtout quand on ne veut pas d’une poche posée de manière classique…

    Pour celleux qui ne voient pas pourquoi, le principe du matelassage (quilting en anglais), c’est d’avoir 3 couches de tissu : le patchwork, le molleton et la doublure. On épingle ces 3 couches puis on les couds ensemble, pour enfermer le molleton entre le patchwork et la doublure.

    Donc avoir une poche dans la doublure… ça pose problème, car si on la matelasse, elle n’aura pas d’utilité !

    J’ai beaucoup réfléchi à la manière de faire. Et je suis partie sur l’idée de matelasser ma veste à la main, avec un assortiment de cotons perlé DMC récupérés de chez ma Maman… J’avais déjà fait plusieurs macramés et autres bracelets tressés avec ces cotons (il y a au moins une vingtaine d’années…) et les couleurs fonctionnaient super bien avec ma veste.

    Échantillon matelassé à la main, avec des fils DMC Coton perlé 8.

    Avant de me lancer dans ce projet de grande ampleur, j’ai assuré le coup en matelassant un échantillon composé avec des chutes du top. Finalement, le matelassage à la main était plus difficile que ce que j’imaginais, alors j’ai renoncé et je suis partie sur du matelassage machine.

    À cette étape aussi, plein de possibilités ! On peut faire des effets plus ou moins complexes avec le matelassage, géométrique, « free form », motifs… je n’ai pas réfléchi trop longuement et j’ai fait des lignes verticales. Simple et efficace, sachant que je choisi d’espacer ces lignes de manière aléatoire !

    Pour la poche, plusieurs approches étaient possibles, j’ai choisi de faire en sorte que l’endroit de la veste soit impeccable, donc j’ai matelassé « normalement » jusqu’à atteindre le côté de ma poche. Ici j’ai matelassé jusqu’au plus près, puis j’ai retiré mes épingles à nourrice des 3 couches, pour les mettre sur le top et le molleton.

    Ainsi j’ai matelassé le top, sans « fermer » la poche avec les coutures. Une fois arrivée au bord de la poche, j’ai reposé la doublure pour faire 2 ou 3 autre coutures pour terminer le matelassage.

    Ni vu, ni connu, ma poche est là, et fonctionnelle !

    Je verrai dans le temps si la doublure tient bien, malgré l’absence de matelassage au dessus de la poche.

    Finitions

    Pour finir, la pose du biais… C’est une étape que je redoute, mais où je m’en sors.

    Mon biais est posé, de manière plus ou moins régulière. Je réussi bien à faire mes coutures alignées, mais souvent la couture à l’arrière ne prends pas le biais…

    J’ai fait au mieux, et tant pis pour cette finition pas parfaite ;).

    J’ai ajouté une petite étiquette achetée chez feu Coocool mercerie, je ne sais pas si elles sont encore disponible ailleurs, mais voici un aperçu du lot.

    Bilan

    Je suis ultra contente de l’avoir faite, très contente de mon choix de tissus et de ma réalisation au global, mais il reste des petites choses qui me chiffonnent.

    L’impression qu’elle est très « cartonnée », j’espère qu’en la portant elle s’assouplira.

    Bon, c’est sûr que pour cet été, ce n’est pas la saison idéale pour ce genre de pièce, mais je sais déjà que cet automne-hiver, elle m’apportera de la couleur et de la gaieté !

    1. Un article dédié serait pertinent car c’est un concept très intéressant, mais la majorité de la documentation autour du sujet est en anglais… Alors je sais que ça ne parle pas à tout le monde. Mais bref, voici l’article que je préfère sur le sujet. ↩︎
    2. Il me faudrait aussi un article où je parle de ma relation avec la couture et le patchwork… Je pense que ça serait intéressant de mettre tout ça en perspective ! ↩︎
    3. Son blog a une multitude d’articles sur cette méthode et d’autres sujets ! Elle a aussi une chaine youtube, mais je n’ai pas eu l’occasion de la regarder. ↩︎
    4. C’est la première fois que je mettais les pieds dans ce magasin, et quelle découverte ! Contrairement ce que leur nom pourrait laisser penser, ils ont un choix considérable de tissus, surtout spécialisé en patchwork. Côté laine, ils ont une belle sélection, couvrant petits budgets et de belles qualités ! ↩︎
  • Épisode Six – Le retour de la tricoteuse

    Épisode Six – Le retour de la tricoteuse

    Ma cure thermale est terminée ! J’ai profité de ces trois semaines pour vous faire un épisode de podcast tricot !

    Le dernier date de début avril, j’ai réalisé quelques projets depuis. Je n’en dit pas plus et vous laisse découvrir cet épisode !

    Les projets terminés

    Les projets en cours

    Filage

    Couture

     

  • Les chouettes kit et la couture

    Les chouettes kit et la couture

    Aujourd’hui j’ai envie de vous parler des Chouettes Kits ! Ceci n’est en aucun cas un article sponsorisé ou autre, mais vraiment mon avis en tant qu’acheteuse comme tout le monde 🙂

    Livrets Chouette Kit - Célia

    Je crois que c’est au printemps 2013 que j’ai découvert les Chouettes Kits par le biais de Thread & Needles. J’ai vraiment adhéré au concept d’un « kit » pour faire du crochet, du tricot ou de la couture ! J’aime aussi beaucoup les différents choix de coloris qui permettent d’avoir des pièces harmonieuses dans tous les éléments ! Sachant qu’en plus il n’y a pas d’abonnement, chaque trimestre environ un kit est proposé dans différents coloris.

    J’ai donc « collectionné » la plupart des derniers kits sortis, accumulé un peu de laine et entamé quelques projets 🙂

    Livrets et Pelotes - Chouette Kit - Célia

    Le dernier kit de l’été proposait de réaliser un sac bi-matière en simili-cuir et tissus imprimé. Il me le fallait absolument ! J’adore le tissus et son motif géométrique ! Le biais fluo apporte un touche vraiment intéressante et jolie au sac ! J’ai reçu mon kit vendredi dernier. J’ai un peu hésité avant de me lancer dans la couture du sac car je suis moins à l’aise avec la machine à coudre qu’avec mes aiguilles à tricoter !!

    Mais je me suis lancée 🙂

    Et mercredi je portais fièrement mon sac !

    Même si j’ai cassé une aiguille lors de la dernière étape (la couture des angles avec 4 épaisseurs de simili-cuir…) j’ai réussi à faire ce sac sans trop de difficultés, j’ai néanmoins pris mon temps et bien réfléchi à chaque étape pour ne pas me tromper !

     

    Comme j’ai mis moins d’une semaine à faire le sac, j’ai repris un peu confiance dans ma maîtrise de la machine à coudre et j’ai utilisé un autre morceau de tissus d’un Chouette Kit plus ancien pour faire un petit coussin ! L’arrière est dans un tissu gris acheté chez Delacroix Frères et soeurs il y a quelques temps là aussi 🙂

    Fauteuil - Coussin Chouette kit - Célia zut

    Cela me permet de vous présenter le petit coin que j’occupe pour tricoter et ranger quelques unes de mes bricoles de tricot. Il est d’ailleurs particulièrement bien rangé aujourd’hui 🙂

    Coin tricot - Célia zut

    Pour conclure, vous vous en doutez, je conseille les Chouette Kits à toutes les bricoleuses ! Il y a de quoi faire des projets « abordables » à toute personne ayant de la motivation ! Ce qui est vraiment top c’est qu’il n’y a pas besoin de réfléchir à quels matériaux (tissus, pelotes, biais) et en quelle quantité, quand on a son Chouette Kit, on peut se lancer dans son projet sans rien acheter d’autre !

    Évidemment, il faut quand même avoir chez soi un minimum de matériel (une aiguille, du fil et une paire des ciseaux ;)).

    Je me suis bien amusée à coudre ces deux petits projets et avec le stock de tissus que j’ai je pense que je risque de m’y remettre !

    À très bientôt pour un article tricot ! 😉